Autour du thème COLONISATION/DECOLONISATION

«Femmes algériennes 1960»

Genèse d'un processus de création artistique

Rencontres | Performance | echange | Pratiques collectives


Première présentation de recherche à Induction. Compagnie MataMalam

Photos Marc Garanger.

Chorégraphie et interprétation Saïda Naït-Bouda

Accompagnement à la recherche en danse Cinzia Menga

Collaboration Valentine Cohen

Images  « Femmes algériennes 1960 » Marc Garanger

Poésie « La rapatrie » de Sofian’ Naït-Bouda

Musique Bande enregistrée à partir de composition originales de Camel Zekri.

Costume Raphaëlle Sinaï

 

Production La Cie Elhâl. Co-production Co-production Cie Mata Malam. NewRegentes Theater.

Accueil en résidence et présentation publique

Festival Induction (Samonac).  Septembre 2021. Cie MataMalam.

NewRegente theater. Novembre 2021 La Haye.Hollande


« Femmes algériennes 1960 » est une invitation à découvrir l'univers chorégraphique et la recherche de Saïda Naït-Bouda. Ouvrant par la performance "Femmes algériennes 1960", la rencontre se poursuit par un échange dynamique avec le public.

Pour clôturer cette atypique conférence à danser, le public sera invité à entrer dans le cercle de danse.

 

La performance « Femmes algériennes 1960 »

 

Pas de terre sur terre Que de pas à faire

Le vent n’a pas d’amis Le vent n’a pas le temps

J’entraîne en mon sillon des voix de tristesse aphone

Mes aïeux ne sont que sanglots Agonisant encore après qu’ils se soient tus

Après s’être tant tus Ma chair est de ce sang. [...]

In La rapatrie de Sofian' Naït-Bouda

 

En 1960 pendant la guerre d'Algérie, Marc Garanger, jeune appelé du contingent, photographie les "indigènes" dans le cadre du regroupement des populations. En grande majorité des femmes obligées de se dévoiler et de se laisser photographier.

 

C'est de la rencontre fondatrice avec ces photos, que Saïda Naït-Bouda entamera un processus de création artistique qui passe par la constante interrogation du corps comme trace de la mémoire individuelle et collective.

 

Par une lente - et longue - recherche initiatique qui durera 20 ans, elle aboutira vers la pratique du mouvement archaïque d'El hâl, (ou état de présence divine en langue arabe), exploration de la transe et du corps reconnecté à sa relation alchimique avec la terre.

 

Un art où l'ancrage à la terre et la verticalité, la relation aux mémoires ancestrales, la connexion aux questions qui agitent notre société sont autant d'exploration où l'artiste et le spectateur sont au coeur du processus de guérison.

 

La lecture de la poésie "La Rapatrie" de Sofian' Naït-Bouda (fils de la chorégraphe), la projection des images "Femmes algériennes 1960" de Marc Garanger, le rituel de danse sont autant de clés qui témoignent de la quête et de la vérité de l'être.

 

En l'occurrence, la vérité d'une sans terre, d'une sans racine, qui au coeur du mouvement trouve un espace où  partager une histoire qui nous concerne tous.

 

Le temps d'échange

 

Dans un rapport intime avec le public, Saïda Naït-Bouda s'appuie sur sa connaissance de l'art de l'oralité pour continuer la performance par un moment d'échange original. Joignant le geste à la parole, n'hésitant pas esquisse quelques mouvements, répondant aux questions du public de manière sincère et facétieuse en même temps. Un moment en continuité où on ne sait plus trop bien si on est pas encore dans le spectacle.

 

Le moment de la pratique collective

 

Portés par la puissance d'évocation et bercés par les rythmes magiques, les membres du public sont amenés progressivement à entrer dans le cercle de danse. Un moment où chacun exprime son "hâl" à pratiquer où à contempler.

 

Femmes algériennes peut s'accompagner d'une série d'ateliers à la rencontre des publics.

 

> Grands ateliers de découverte tous publics

Danse d'InTranse El hâl©. ---->

 

> MasterClass pour les publics avancé et pro

De la Lamentation à la transe, du mouvement archaïque à la création ---->

 

> Des ateliers pour les artistes et les jeunes en formation

Danser le sacré, espace rituel en danse.----->

 

> Des rituels de femmes

Féminin sacré L'ancrage à la terre  ---->

 

> Des ateliers entre parents et enfants

Les 7 couleurs de l'univers, une transposition des rituels Gnaouas.