Ce n’est pas parce que je m’appelle Saïda que je pratique des rituels Zoulous*.
Accoler un prénom « exotique » au mot rituel, et immédiatement les imaginaires s'envolent vers des images de chamanisme ou de magie primitive. C’est ainsi que le mot « rituel » peut
effrayer.
Posez la question à vingt personnes : « Qu’est-ce qu’un rituel ? » Vous aurez vingt réponses différentes : magique, secret, répétitif, unique, sacré, quotidien… Autant de réponses qui montrent à
quel point le rituel renvoie à la perception de chacun.
Pourtant, le rituel est avant tout une structure. Il est présence, espace et temps. Tous, quels qu’ils soient, s’enchaînent en étapes successives : préparation, début, acmé, fin et après. Voilà
sa particularité intrinsèque.
Du coucher d’un enfant aux funérailles, du mariage à une cérémonie de célébration de la terre, le rituel reste avant tout une structure de transformation : un passage qui place l’individu au
centre d’une expérience significative.
Changer les regards, dépasser les stéréotypes culturels, fusionner les paradigmes… tout cela permet de replacer le rituel dans sa profondeur universelle.
Dans mes pratiques, le rituel est une pratique pédagogique essentielle : un outil d’intégration qui permet à chacun de percevoir le processus selon sa propre corporalité et son histoire, dans
l’unicité de son temps.
(*) ne nous y trompons pas, j'ai grand respect pour les zoulous.
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