Un art du mouvement transculturel
El hâl est l'état de présence divine dans les rituels d'Afrique du Nord. Saïda Naït-Bouda ayant ancré sa recherche pendant 40 ans aux sources de ces savoirs développe une approche transculturelle de décolonisation du corps.
Basée sur une recherche approfondie de la mécanique du mouvement dans le corps dansé pendant ces pratiques, la méthode donne lieu à une manière de réactiver ces savoirs endormis dans tous les
corps.
Il ne s'agit donc pas d'aller vers une forme ou une tradition
mais de retourner vers ces savoirs profondément inscrits en chacun.e de nous.
Non pas d'apprendre, mais d'enlever ce qui empêche d'y accéder.
Reliant l’individu à sa mémoire ancestrale, à la poésie, à la nature, l'environnement, la physiologie, la spiritualité, la philosophie, la danse el hâl est une pratique où l'être tout entier peut s'exprimer.
Un art du mouvement qui nait d'une longue quête identitaire
Partant d'une quête de soi, Saïda est née en France de parents algériens, Le voyage initiatique se cristallise sur le corps dansant au pays des origines (l'Algérie). Que ce soit dans les rituels à caractère thérapeutique, mystique ou profane, elle observe que l'être dansant pouvait exprimer quelque chose de sensible, d'unique, transgressant même les lois et tabous de la vie sociale. Là ou l'être peut aller "au-delà" et exprimer la partie de soi la plus profonde.
Un recherche qui prend sa source dans les rituels de guérison, pratiques spirituelles soufies et les danses de célébration.
La recherche s'appuie sur de longs voyages aux coeur des rituels à caractère thérapeutique en Afrique du Nord - Zaar, Dikr, Samâa, Gnaouas -, les pratiques féminines profanes et sacrées des femmes Amazighs* - Chaouiya et kabyles -, de la suspension du corps dans les danses sahariennes - Maures et Touaregs -. Elle s'enrichit en parallèle d'une étude de la construction de l'espace dans l'architecture musulmane, du port du drapé antique en méditerranée, des pleureuses, de l'aromathérapie par les fumigations d'encens.
*Les amazighs sont les peuples natifs d'Afrique du Nord.
Une exploration de la transe et l'intranse
Selon les buts visés, le mouvement répétitif et les rythmes nous portent vers la transe - libération émotionnelle et des mémoires où nous sommes emportés - où l'InTranse, la maîtrise en conscience du mouvement répétitif pour développer présence et connexion.
Une pratique en plusieurs fondamentaux
> L'ancrage à la terre.
> La puissance du mouvement pelvien.
> La verticalité.
> La transe et l'Intranse
> La relation aux points cardinaux
> le rapport constant entre l'intériorité et le collectif.
> La mise en espace rituel.
El Hâl se décline en plusieurs thèmes
ATELIER D'INITIATION
Une exploration de cet art du mouvement d’aujourd’hui qui en garde l’essence et l’esprit : ancrage à la terre, renouvellement des énergie,
libération des tensions, intériorité dans le
collectif.
Dans une approche progressive, l’atelier propose un échauffement propre à ces
danses, une médiation autour de l'encens, une traversée des mouvements rituels et un moment d’improvisation guidée où chacun cherche son hâl.
LA CRÉATION
Des spectacles ancrés dans les problématiques d'aujourd'hui
LES RITUELS
Pratiques collectives
LA TRANSMISSION D'ATELIERS TOUS PUBLICS
Du traditionnel au contemporain
LE LABORATOIRE DÉCOLONISER LE CORPS
Entre résilience et discipline artistique.
LA FORMATION PROFESSIONNELLE
Intégrer le corps dans la relation d'aide.