Le récit du voyage des origines en carnet de voyage à danser.
La première fois que j’ai vu un rituel de mort, c’était aux funérailles de ma mère en Algérie. Comme la plupart des immigrés ou leurs enfants, j’avais reçu un lointain appel qui m’avait annoncé la nouvelle de sa mort. 8 heures plus tard, j’étais dans sa maison, où je ne connaissais personne. Et comme je n’avais rien à dire à tous ces inconnus, ni rien à faire, je me suis assise à la fenêtre de sa chambre qui donne sur le patio, et j’ai contemplé cet étrange ballet...

Dans une cour, au coin d'une rue, dans un vestibule où un salon, les rituels populaires en Afrique du Nord sont ma source d'inspiration. Le rythme répétitif, le sacré et le profane qui ne sont pas séparés, chaque un-e qui à sa façon se soulage de ses maux dans un ballet hypnotique où tout le monde est ensemble. Dans la vie. C'est de mon rapport intime avec ces rituels que je forge ma pratique. Ici un rituel de Zar en Egypte


Quand l'architecture et la danse se conjuguent...