Transe-mission

 

La place essentielle qu’occupe les danses rituelles dans les cultures d'Afrique du Nord (et d'autres confréries soufies dans le monde) nous mène sur les chemins des patrimoines de l'humanité.

Art de la maîtrise de la  respiration dans le dhikr , danses tournantes du Samâa des derviches, transes de dépossession et de guérison des maîtres Gnaouas, rituel de transe féminines des Hadarrates,... Elles ont tout en commun le Hâl ou état de présence divine.

 

Toutes ces pratiques s'inscrivent dans des rituels collectifs qui s'articulent autour de trois temps. L'ouverture où les maîtres de cérémonies appellent à la bienveillance, l'état extatique ou la transe initiatique, la participation de l'audience -initiée ou non- à des danses qui libèrent les énergies et dénouent les tensions.

 

C'est ce dernier aspect qui est la base de ma transmission.


Voyageant depuis ma jeunesse aux sources de ces savoirs, au départ dans une quête de mes origines (je suis née en France d'origine algérienne), puis dans ma recherche artistique, je me suis de plus en plus immergée dans ces arts qui plus que des danses sont de véritables philosophies de la vie.

 

Elle nous régénèrent, nous renouent avec ce qui nous entoure, nous éveilent et si nous sommes persévérant nous guérissent.

 

Je propose aux élèves une approche universelle. C'est à dire qu'il ne s'agit pas d'acquérir une esthétique de ces danses, mais de trouver en soi, ce qui en constitue l'essence et le sens : un mouvement répétitif connecté à l'énergie de la terre dans une danse en souffle et en présence intense en relation avec les forces cosmiques.

 

Chacun selon sa corporalité, son expérience de vie, sa mémoire exprimant la partie de soi la plus profonde dans une danse consciente et sensible. Son Hâl ou état état de présence au monde..

 

Dans la puissance. Dans le corps, dans la musique,  en conscience...